Robotiser une ligne de production, intégrer de nouveaux outils numériques, augmenter ses capacités ou diversifier son activité : ces projets nécessitent souvent des investissements importants.
Pour accompagner ces investissements, France 2030 Grand Est propose l’appel à projets « Projets de modernisation et d’adoption des technologies avancées ».
Le dispositif concerne les TPE, PME et ETI industrielles implantées dans le Grand Est. Selon le projet, la subvention peut représenter entre 10 % et 30 % des dépenses éligibles, à titre indicatif.
Mais financer l’achat d’une nouvelle machine n’est pas l’objectif de cet appel à projets. L’investissement doit contribuer à une transformation réelle de l’activité industrielle.
Le dispositif s’inscrit dans le programme France 2030 régionalisé. Il vise à soutenir l’investissement productif et la modernisation du tissu industriel du Grand Est.
Les projets doivent notamment renforcer la compétitivité des entreprises, la résilience industrielle et la souveraineté économique. Par ailleurs, le dispositif soutient la relocalisation de certaines activités ainsi que les transitions numérique et écologique.
L’appel à projets est ouvert jusqu’au 31 décembre 2027, sous réserve de la disponibilité des fonds.
À ce jour, trois dates de relève sont actuellement annoncées : 15 octobre 2026, 15 janvier 2027 et 14 mai 2027.
L’appel à projets distingue deux catégories d’investissements.
Le premier volet concerne les entreprises qui souhaitent faire évoluer leurs procédés industriels en intégrant de nouveaux équipements et outils numériques.
Il peut notamment couvrir des investissements liés à la robotisation, aux équipements industriels connectés, aux logiciels de gestion de la production, à l’intelligence artificielle, à la collecte et au traitement des données ou encore à la cybersécurité industrielle.
De même, le dispositif peut couvrir le rétrofit d’équipements existants lorsqu’il apporte de nouvelles fonctions numériques ou programmables.
Un point est essentiel : le projet doit transformer le processus de production. Le simple remplacement d’un équipement par un modèle plus récent n’entre donc pas dans le périmètre du dispositif.
Pour ce premier volet, les dépenses éligibles doivent représenter au minimum 100 000 € pour une PME et 300 000 € pour une ETI.
En revanche, le second volet concerne des investissements industriels plus structurants.
Il peut s’agir de moderniser une ligne de production, d’augmenter les capacités d’un établissement existant ou de diversifier l’activité vers de nouveaux produits ou de nouvelles activités industrielles.
Le montant minimum de dépenses éligibles est fixé à 400 000 €, pour les PME comme pour les ETI.
Le dispositif donne la priorité à certains projets. Il cible notamment les investissements dans la métallurgie et la sidérurgie, ainsi que des secteurs stratégiques comme la défense, le nucléaire ou la cybersécurité.
Les projets visant à relocaliser ou réinternaliser une activité de production industrielle dans le Grand Est font également partie des priorités.
Le dispositif prévoit une aide sous forme de subvention.
À titre indicatif, elle peut représenter entre 10 % et 30 % des dépenses éligibles. Le taux dépend toutefois du projet, de l’entreprise et du régime d’aide mobilisé.
Ainsi, l’aide peut couvrir l’achat d’équipements industriels neufs ou d’occasion, leur intégration et certaines solutions logicielles et numérique.
En revanche, les dépenses de personnel, les bâtiments, les terrains et les travaux ne sont pas éligibles.
C’est probablement le point le plus important à retenir de cet appel à projets.
L’instruction ne porte pas uniquement sur la nature ou le montant des équipements achetés. Elle s’intéresse à ce que l’investissement va changer pour l’entreprise.
Pour sélectionner les projets, plusieurs critères entrent en compte. Les évaluateurs examinent notamment leur maturité technique et financière, leur impact sur la compétitivité et leur performance opérationnelle. Ils prennent aussi en compte les perspectives d’investissement industriel sur le territoire.
Enfin, les évaluateurs prennent en compte la contribution du projet à la résilience industrielle européenne. Un projet peut, par exemple, réduire une dépendance critique, sécuriser un approvisionnement stratégique, développer une capacité industrielle en Europe ou contribuer à la création d’emplois et de compétences.
Deux entreprises peuvent investir dans des équipements similaires sans présenter pour autant deux projets comparables.
L’enjeu n’est donc pas seulement de déterminer si une dépense est éligible. Il faut pouvoir expliquer pourquoi l’investissement est nécessaire et quelle transformation industrielle il va permettre.
L’analyse doit donc aller au-delà de l’équipement lui-même pour mettre en évidence ses effets sur les capacités de production, la performance industrielle ou encore le développement de nouvelles activités.
Cette réflexion permet également d’éviter une approche limitée à un seul appel à projets. Lorsqu’une entreprise prévoit plusieurs étapes de R&D, de modernisation ou d’industrialisation, la question est aussi de savoir quels financements mobiliser à chaque étape et comment les articuler dans le temps.
Une entreprise qui envisage de candidater doit anticiper son dépôt avant de lancer ses investissements.
Les travaux doivent être réalisés dans le Grand Est et ne doivent pas être engagés avant le dépôt de la demande d’aide.
Concrètement, l’entreprise doit déposer sa demande avant d’accepter un devis ou de signer un bon de commande pour les dépenses concernées.
Il est donc préférable d’examiner les possibilités de financement public avant de contractualiser les principaux investissements du projet.
Avant de déposer un dossier, plusieurs questions permettent de vérifier la cohérence du projet :
PNO Innovation accompagne les entreprises dans la structuration de leurs projets industriels et l’identification des financements publics adaptés à leur trajectoire d’innovation et d’investissement.
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Le dispositif s’adresse aux TPE, PME et ETI industrielles, immatriculées en France et disposant d’une activité de production manufacturière dans le Grand Est. Certaines activités, notamment les services, le transport, la construction, la production d’énergie et la logistique, sont exclues.
La subvention peut représenter, à titre indicatif, 10 % à 30 % des dépenses éligibles. Le taux final dépend du projet, de la catégorie de l’entreprise et du régime d’aide applicable.
Il peut l’être, mais le simple remplacement d’une machine ne suffit pas. L’investissement doit participer à une transformation du processus de production, à une modernisation significative ou au développement des capacités industrielles de l’entreprise.
Le dispositif peut notamment soutenir des équipements de robotisation et d’automatisation, des équipements connectés, des solutions numériques de production, certains usages de l’intelligence artificielle, le traitement des données ou la cybersécurité industrielle. L’investissement doit néanmoins répondre aux conditions précises de l’appel à projets.
Non, si l’entreprise souhaite que les dépenses concernées soient prises en compte. Un devis ou un bon de commande accepté avant le dépôt de la demande d’aide rend la dépense correspondante inéligible. Il est donc important d’étudier le financement avant d’engager le projet.
La modernisation d’un site industriel ne se résume pas au choix d’un nouvel équipement. Elle s’inscrit souvent dans une trajectoire plus large : évolution des procédés, augmentation des capacités, diversification, digitalisation ou passage à une nouvelle échelle de production.
12/10/2026
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