Nous croulons sous une avalanche d’informations et leur analyse constitue une tâche laborieuse. L’exploitation des données brutes devient donc un enjeu fondamental. Cet enjeu s’obesrve particulièrement dans le domaine de la santé.
L’arrivée de la Big Data, à partir de 2010, a signé une véritable Data-révolution. Deux chiffres permettent d’illustrer ce phénomène :
Le Big Data se base sur les 3V de Gartner afin d’expliquer ses enjeux :
La Smart Data est une version exploitable et pertinente de nos données. Le but étant de passer du quantitatif au qualitatif. Aux 3V de Gartner, s’ajoute donc :
Les travaux autour de la Smart Data en santé sont à la recherche perpétuelle d’un équilibre entre d’une part des contraintes très fortes (réglementaires, sécurité, éthique) et d’autre part des opportunités quasi infinies (traitement prédictif, médecine personnalisée).
La loi Informatique et Libertés La loi Informatique et Libertés bientôt remplacée en 2018 par la nouvelle réforme européenne interdit le traitement et la collecte des données sensibles. Néanmoins, l’alinéa 6 de ce même article ne soumet pas à cette interdiction « les traitements nécessaires aux fins de la médecine préventive, des diagnostics médicaux, de l’administration de soins ou de traitements, ou de la gestion de services de santé et mis en œuvre par un membre d’une profession de santé, ou par une autre personne à laquelle s’impose en raison de ses fonctions l’obligation de secret professionnel prévue par l’article 226-13 du code pénal ».
Des enjeux de sécurité La protection des données, en plus d’être une obligation légale, est un enjeu capital pour prévenir des risques financiers, humains et réputationnels que cela pourrait engendrer. En Janvier, l’ANSSI (Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information), a annoncé le lancement d’Acyma, une plateforme d’aide et d’accompagnement pour les particuliers, TPE et PME qui ont subi de la « cybermalveillance ». Preuve que la protection de nos données est devenue un enjeu gouvernemental.
C’est par cette phrase que Bpifrance a introduit la journée intitulée« Les PME à l’assaut du Big Data » en Novembre 2015. Et les institutions ne s’y sont pas trompées en investissant dans le numérique. Ainsi, Bpifrance a créé le « Fonds Ambition Numérique » dans le cadre du PIA et la CCI a lancé son « Grands Défis Numérique ».
La France a compris l’enjeu de la data, portée par Marisol Touraine, Ministre de la Santé et des Sports. La stratégie nationale « E-Santé 2020 » s’articule autour de 4 priorités : la médecine connectée, la co-innovation, la simplification des démarches administratives des patients et le renforcement de la sécurité des systèmes d’information en santé.
La Smart Data permet de tendre à une médecine personnalisée et proposer le bon traitement au bon moment pour le patient. A travers des actions de :
Et si la Smart Data nous permettait d’aller plus loin ?
En autorisant l’accès à l’ensemble des données du patient, pourquoi ne pas rêver d’une médecine prédictive où l’on pourrait prévenir la maladie avant même l’expression des symptômes ? Une telle évolution permettrait une médecine des 4 P : personnalisée, préventive, prédictive et participative. Mais quelles sont les technologies de demain les plus prometteuses ?
L’E-Santé en est à ses balbutiements et le secteur médical constitue un vaste champ d’actions et d’opportunités pour les startups qui souhaitent s’engager dans cette voie.
14/04/2025
03/03/2025
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